Petite Revue de Presse des films sur lesquels j'ai travaillé
(articles de journaux : cliquez sur un article pour agrandir)






Tournage de « Jacqueline Sauvage, c'était lui ou nous »

publié par Aurélie Binoist le 12/06/2018 / TF1 Pro.com

Métamorphose pour Muriel Robin

Muriel Robin tourne sous la direction d’Yves Rénier un film sur l’affaire Jacqueline Sauvage, l’histoire vraie et tragique d’une femme victime de violences conjugales durant 47 ans. Condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari, la sexagénaire avait finalement bénéficié d’une grâce présidentielle de François Hollande en décembre 2016.


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Non loin de Bruxelles, dans les locaux d’un magasin de vente de meubles, les espaces vides accueillent l’un des décors du tournage de Jacqueline Sauvage, c’était lui ou nous. Dans le fond d’une pièce, sur une petite table proche de la fenêtre, Muriel Robin, vieillie par des cheveux gris et de dos à la caméra, fait face à Alix Poisson et Armelle Deutsch. Il s’agit de scènes de parloir, quand Jacqueline rencontre pour la première fois ses deux nouvelles avocates après avoir fait appel de son précédent jugement. Alors que la scripte précise pour la forme à Muriel Robin un mot oublié dans son texte, la comédienne rétorque : «Non, je vais le refaire, j’aime dire ce qui est écrit dans le scénario !» Malgré la gravité de la scène, l’ambiance est décontractée.

Yves Rénier, qui arbore un tee-shirt avec un panda en veste de cuir et lunettes de soleil, admire le jeu de Muriel Robin avec sa scripte, une fidèle depuis plus de 30 ans : «Tu as vu la puissance qu’elle donne aux mots, même en étant de dos. Elle est forte Mumu !» Interrogé sur sa comédienne principale, il garde le même ton : «On se connaissait mais on n’avait jamais travaillé ensemble. Pourtant, j’ai tout de suite pensé à elle quand j’ai cherché une actrice pour incarner Jacqueline Sauvage. Dans
Marie Besnard, elle était extraordinaire. Qui de mieux que cette formidable interprète pour résumer 47 ans d’une telle vie ?»


Transformation physique

Pour les besoins du film, l’actrice apparaît vieillie et fatiguée. Christine Lambert, coiffeuse de plateau, a été très attentive afin que la perruque s’intègre parfaitement au visage de Muriel Robin : «Au début, il était question qu’elle garde ses vrais cheveux mais j’étais contre. Et on m’a écoutée. En tout, il y a 3 perruques : une blonde pour les flashbacks quand elle a une quarantaine d’années ; une grise au moment où elle tue son mari, et enfin une autre de même couleur avec les cheveux plus longs 4 ans après. L’idée m’est venue en parlant avec Jacqueline Sauvage, quand elle m’a dit qu’il n’y avait pas de coiffeur en prison. Elle devait se débrouiller avec ses cheveux. Je me suis aussi inspirée de photos de presse.» La coiffeuse ne tarit pas d’éloges sur Muriel Robin : «Un amour de femme ! C’est un bonheur de travailler avec elle. Extrêmement attentive aux autres, elle est respectueuse de notre travail.»

Même admiration du côté de sa maquilleuse, Bénédicte Goussaud, qui l’accompagne depuis plus de 20 ans, des tournées des Enfoirés aux tournages pour la télévision : «Se vieillir ne lui pose aucun souci. Elle n’a pas de problématique d’actrice ou de femme par rapport à son apparence. Quand elle joue, elle entre entièrement dans la peau de son personnage. Elle a fait des réactions allergiques assez fortes à certains produits mais sa seule préoccupation a toujours été de savoir comment elle pourrait continuer à tourner !» Dans le film, le maquillage occupe une place considérable du fait de nombreux flaskbacks : «Je savais que la crédibilité du maquillage aurait un rôle important. Muriel a une belle peau, une photogénie naturelle. Avant de commencer, je me demandais vraiment comment j’allais pouvoir la vieillir. J’ai choisi de simplement accentuer ses rides d’expression. Pour commencer, je ne lui mettais pas de crème hydratante. Le simple fait d’hydrater une peau ou non fait déjà une différence visible. J’ai utilisé des produits qui, en séchant, la rétractent et accentuent «naturellement» les rides. Le choix des couleurs de fond de teint est aussi très important. Pour vieillir, on ternit la peau et on bleuit les veines. A l’inverse, quand j’ai voulu la rajeunir, j’ai privilégié les tons corail et abricot. En complément du maquillage, certaines techniques modernes sont très efficaces, comme la pose d’élastiques collés sur le côté des joues et des yeux qui s’attachent derrière sa tête. Je mettais aussi à Muriel des crèmes avec une faible dose en acide hyaluronique pour regonfler les tissus. Globalement, je passais environ trois quart d’heure pour le vieillissement et 30 minutes pour le rajeunissement. Enfin, pour les blessures, nous avons utilisé de la silicone et de l’acrylique afin de fabriquer des prothèses. Avec le prothésiste, nous avons fait un moulage du visage de Muriel. Il a ensuite sculpté sa joue tuméfiée. Il ne restait plus qu’à poser la prothèse et la maquiller. Ma collaboration avec le directeur photo pour la lumière a aussi été essentielle.»


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Paroles de réalisateur

Retour sur le plateau. Pour les besoins du cadrage, on demande d’abord à Muriel de se décaler sur la gauche avant de se rétracter et de la replacer sur la droite. Une indécision qui amuse Muriel : «Bon alors, faut vous décider, je me mets où ?». Alix Poisson, sur le même ton, enchaîne : «On regarde de gauche à droite. C’est Roland-Garros en fait !» Après avoir légèrement bafouillé, cette dernière insiste pour refaire une prise. «Juste le début alors ! accepte Yves Rénier. Moi, j’aime bien que tout ne soit pas parfait, ça fait plus vrai». Finalement, la scène sera tournée en entier pour le plus grand bonheur d’Alix Poisson qui se réjouit bruyamment à la fin de sa réplique. Un engouement qui fait sourire Yves Rénier : «Tu m’as eu une fois. Pas deux !»

Le réalisateur n’a pas hésité une seconde avant d’accepter ce projet : «Pour moi, même si elle a tué son mari de dos, Jacqueline Sauvage est une femme très courageuse. Après mon dernier film, ma monteuse m’a dit que si le prochain n’était pas une comédie, elle ne le faisait pas. C’est raté ! » Dans
Jacqueline Sauvage, le réalisateur Yves Rénier fait aussi une petite apparition dans le rôle du directeur de prison : «Je n’aime pas trop faire les deux, à part pour un petit rôle. A l’époque de Commissaire Moulin, j’ai fait 19 épisodes en cumulant la casquette de réalisateur et de comédien. Au final, je trouvais toujours que j’étais lésé sur un aspect. Et c’était souvent l’acteur ! Car lorsque l’on est metteur en scène, on a toujours plus envie de mettre ses potes en avant que soi ! Et ce qui m’intéresse finalement, c’est d’arriver à mener un projet au bout».

Quelques jours plus tôt, il a dirigé Olivier Marchal, qui interprète Norbert Marot, le mari de Jacqueline : «Une idée de TF1. Et c’est une bonne idée ! Je le connais depuis plus de 30 ans. Il était venu me voir sur le plateau de Moulin à l’époque où il était encore flic et voulait faire l’acteur. Malgré la difficulté des scènes, on s’est bien marré ensemble ! Je ne voulais pas faire de Marot uniquement un méchant. Je voulais aussi montrer que malgré les coups, il aimait sa femme. Il est comme un gosse qui fait des conneries.»

La fille d’Yves Rénier, Samantha, interprète une des filles de Jacqueline : «C’est le producteur qui m’a proposé de la faire jouer. C’est toujours un peu gênant, mais elle est très bien. Les deux autres comédiennes qui interprètent ses filles, Erika Sainte et Laura Sépul, sont super aussi d’ailleurs.» Alors que le tournage reprend, Muriel Robin l’interroge : «On peut s’amuser ou pas ?» Réponse immédiate d’Yves Rénier : «Vas-y, on est là pour ça !» La comédienne se lance alors dans sa réplique… avec un accent corse décalé qui fait sourire tout le monde.






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Publié le 04/12/2017
« La parole de l’enfant était enfin reconnue »

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Philippe Niang va tourner son téléfilm "La révolte des innocents" pour France 3, fin janvier-début février, dans l'Avallonnais, région dans laquelle le scénariste et réalisateur a grandi.

« J'ai grandi à Seigland. Je suis arrivé à 2 ans, j'ai été élevé par une nourrice. J'en suis reparti à 20 ans. Aujourd'hui, je suis parisien mais toujours morvandiau de cœur, décrit le réalisateur. C'est aussi pour ça que le sujet des nourrices et des enfants placés dans le Morvan me touche. Même si j'ai vécu dans des conditions idylliques par rapport aux gamins des Vermiraux. » Exploités, maltraités. Jusqu'à leur révolte et la tenue d'un procès, en 1911 à Avallon, qui a vu la condamnation des responsables du centre.

« C'était la première fois que la parole de l'enfant était reconnue. Ce procès a eu un retentissement national. En 1913, le premier tribunal pour enfants était créé. Avant, l'enfant n'avait pas de statut. Puis il y a eu l'ordonnance de 1945 (relative à l'enfance délinquante). »

De l'affaire des Vermiraux, Philippe Niang a tiré une fiction. « J'ai pris beaucoup de libertés. Le juge est au centre du scénario. J'ai inventé une femme qui n'a pas les moyens de s'occuper de son enfant et le place, momentanément, mais quand elle vient le récupérer à Quarré, il a été enfermé dans une cellule et il est mort. Je fais du mélodrame, du cinéma populaire. C'est comme ça qu'on peut avoir une très belle audience et révéler des faits divers, des faits de société, provoquer le débat. »

Philippe Niang tourne pour la troisième fois dans l'Avallonnais. « C'est aussi l'occasion pour moi de revenir. J'ai grandi ici, dans cet endroit qui m'a apporté énormément, m'a construit, sans lequel je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui. »

Les décors ne sont pas encore arrêtés, mais « Avallon sera au cœur du téléfilm. Le procès a eu lieu dans l'ancien tribunal et les rues sont encore dans leur jus. » Le réalisateur évoque aussi Bazoches (Nièvre) et Chastellux.
M. M.




Publié le 18/01/2018

Tournage
Avallon et sa région au cœur d'un téléfilm consacré à l'affaire des Vermiraux

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Le réalisateur Philippe Niang a présenté son film, au côté de Gaëlle Laurent, déléguée régionale du Bureau d’accueil des tournages (à gauche) et d’Agnès Joreau, l’adjointe à la culture de la ville d’Avallon.


Une équipe de tournage vient de poser ses caméras dans l’Avallonnais. Jusqu’au 15 février 2018, les scènes du téléfilm Le Juge Courage , réalisé par Philippe Niang, seront filmées à Avallon essentiellement, à Pierre-Perthuis et à Bazoches.

Dans le Morvan, l'affaire des Vermiraux a marqué les esprits. Avec le Juge Courage, Philippe Niang (au scénario et à la réalisation) entend raconter les sévices subis par ces enfants placés chez les « Thénardier » du lieu-dit les Vermiraux, à Quarré-les-Tombes. En 1911, le tribunal d'Avallon avait condamné les responsables de l'institution qui accueillait enfants et adolescents de l'Assistance publique.
Pendant quelques jours, du 25 janvier au 6 février, Avallon va être renvoyé en 1911. Voitures d'époque et figurants en costumes vont occuper la ville. « Le temps va s'arrêter, on va être transporté un siècle plus tôt, annonce le réalisateur. Je ne me voyais pas faire ce téléfilm ailleurs. On a la chance d'avoir des décors encore dans leur jus, avec le quartier de la tour de l'Horloge. On a encore la façade du tribunal, même si celui-ci n'existe plus. On va reconstituer l'ancien tribunal dans le Grenier à Sel, qui offre de belles possibilités avec la mezzanine. C'est aussi plus grand, on aura quand même une soixantaine de figurants dans le Grenier à Sel », décrit Philippe Niang.

Des scènes dans le cimetière d'Avallon, sur le parvis de la collégiale, sur les terreaux de la Petite-Porte...

Il y aura aussi des scènes dans le cimetière d'Avallon, sur le parvis de la collégiale, sur les terreaux de la Petite-Porte et dans des habitations. Dans l'ancienne sous-préfecture, un appartement et le bureau du juge vont être créés.
Des scènes vont également être tournées dans les alentours, dès aujourd'hui et jusqu'au 15 février. L'équipe va poser ses caméras à Bazoches (Nièvre), dans le hameau de Champignolles-le-Haut, dans la maison natale de Vauban. « C'est un film sur l'enfermement et il y a cet immense portail qui nous a intéressés. Il y a aussi ces greniers, restés dans leur jus. »

L'équipe sera aussi à Pierre-Perthuis. « Mon sanctuaire, précise Philippe Niang. Dans tous mes films, on a le droit aux deux ponts. » L'homme est un enfant du pays. C'est son troisième film dans le Morvan. « J'ai été élevé à côté de Pierre-Perthuis, par une nourrice. Ce que cette région m'a donné, je lui rends. » Le cinéaste connaît aussi Avallon. « J'ai fait ma 6e dans ce qui est aujourd'hui le musée. C'est toujours avec un immense plaisir que je reviens. »
« On est très heureux d'accueillir ce tournage. On met tout en œuvre pour qu'il se passe au mieux », assure Agnès Joreau, l'adjointe en charge de la culture. La Ville d'Avallon met à disposition le Grenier à Sel et les Abattoirs (où seront exposés les 200 costumes), ainsi que le personnel des services techniques. « Les gens ne se rendent pas compte à quel point il est difficile de faire des films d'époque en France, car ça coûte très cher. Sans cette facilitation, de la part également de particuliers qui nous accueillent chez eux, on ne pourrait pas le faire », souligne Philippe Niang.
Le téléfilm, produit par Kien Productions et France Télévision, a aussi bénéficié du soutien financier de la Région et de l'accompagnement du Bureau d'accueil des tournages Bourgogne-Franche-Comté, basé à Avallon. Une dizaine de comédiens locaux et
200 figurants, ainsi que des techniciens locaux, ont été recrutés.

Mélanie Marois





Publié le 25/01/2018 à 10h52

Télévision
Philippe Niang a posé ses caméras à Avallon pour son téléfilm la révolte des innocents

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L'équipe de tournage du téléfilm La révolte des innocents (ex-le Juge courage), sur l'affaire des Vermiraux, réalisé par Philippe Niang, est à Avallon ce jeudi 25 janvier 2018. Des scènes ont été tournées au cimetière d'Avallon et devant la collégiale ce matin. La soixantaine de figurants et la cinquantaine de techniciens seront au Grenier à Sel cet après-midi.
"On se met en position avec les parapluies. On va faire le cadrage et dans 8 mn, il arrête de pleuvoir et on tourne !", ordonne un membre de l'équipe de tournage du téléfilm le Juge Courage, de Philippe Niang, aux dizaines de figurants et aux comédiens rassemblés ce jeudi matin au cimetière d'Avallon. "On est très pointus sur la météo", commente en plaisantant Laurent Rigault, le directeur de production de France télévision. Et ça fonctionne. Moins de huit minutes plus tard, les parapluies et les plaids avaient disparu et les caméras tournaient à nouveau.

"Rappelez-vous, vous êtes dans la compassion et la stupéfaction ! Et cette vulgarité dont vous allez être témoins ne fait pas partie de votre monde, messieurs, dames", briefe le réalisateur Philippe Niang avant de lancer le signal : "On tourne !" 
"C'est une scène clé, car elle me permet de ramener l'affaire de la Pierre-Qui-Vire dans l'histoire", explique le scénariste et réalisateur, qui a grandi à côté de Pierre-Perthuis et qui a souhaité, avec ce téléfilm, raconté les sévices subis par les enfants placés à Quarré-les-Tombes, aux Vermiraux, et le procès des gestionnaires en 1911. 
"A la Pierre-Qui-Vire, les jeunes filles placées étaient abusées par les notables de l'Avallonnais. L'institution a été fermée, mais il n'y a jamais eu de procès. Dans cette scène du cimetière, où une gestionnaire de la Pierre-Qui-Vire, épouse d'un responsable des Vermiraux, est enterrée, une des victimes vient faire un scandale", décrit Philippe Niang. 
L'équipe doit également tourner des scènes sur le parvis de la collégiale Saint-Lazare, puis le procès dans le tribunal reconstitué au sein du Grenier à Sel. Le tournage se poursuivra de nouveau à Avallon du 29 janvier au 2 février, puis les 5 et 6 février. 

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Publié le 06/02/2018

Télévision
Dans les coulisses du tournage du Juge courage, de Philippe Niang, à Avallon



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C'était l'effervescence, hier, dès le matin, dans le secteur des Terreaux de la Petite-Porte. L'équipe technique a posé ses deux caméras pour filmer la séquence 68. Tout est en place, silence, on tourne, malgré le froid. Les figurants qui s'apprêtent à jouer se réchauffent sous des couvertures, en attendant de passer à leur tour de l'autre côté de la caméra. Parmi eux, Jean-Luc, un habitant de Chastellux. « Il ne fait pas chaud mais c'est toujours un plaisir. J'ai déjà participé à un autre téléfilm de Philippe Niang sur l'affaire des Vermiraux. Pour nous c'est plus simple, on n'a pas de texte à apprendre », explique-t-il.

Les riverains remerciés pour avoir joué le jeu

Pendant ce temps, un peu plus loin, l'équipe s'active en coulisses. Dans l'enceinte de la collégiale, des figurants patientent au chaud, d'autres se font maquiller, habiller. « On a trois coiffeurs, trois maquilleurs et quatre habilleuses. Les comédiens, eux, sont installés dans la Maison des Sires », précise Fred Brouard, régisseur général, en charge de faire le lien entre l'équipe de tournage et le monde extérieur. Côté cuisine, dans un camion dédié et bien équipé, trois personnes préparent le repas du midi, pour la soixantaine de personnes qui composent l'équipe technique, ainsi que pour les comédiens. Une vraie fourmilière où chacun connaît la tache qu'il a à réaliser.
De retour sur le plateau, sur l'esplanade des Terreaux, le maire Jean-Yves Caullet est venu assister au tournage d'une séquence. La mairie d'Avallon a en effet joué un rôle primordial pour le bon déroulement du tournage. « Nous avons conjointement réalisé un gros travail de dépollution urbaine, c'est-à-dire, enlever tous les éléments modernes. Les riverains ont également joué le jeu, et nous les remercions. Nous sommes conscients de leur avoir occasionné une gêne pendant ces neufs jours que nous avons passés à Avallon », ajoute le régisseur.

En début d'après-midi, changement de lieu et de décor. Sur le parvis de la collégiale Saint-Lazare, un marché d'époque est reconstitué, un petit kiosque à journaux est installé. Trois séquences sont tournées devant les yeux ébahis de plusieurs élèves du collège Maurice-Clavel qui suivent l'option multimédia et vidéo. « C'est fou de voir qu'il y a autant de gens impliqués et toute la préparation que ça nécessite », remarque Malik. « C'est intéressant de voir comment ça fonctionne. On a pu avoir le scénario, on va l'étudier, et ça va beaucoup nous aider pour le petit film qu'on devra réaliser en fin d'année », ajoute Fawaz.

Pas de diffusion  prévue avant l'automne

L'équipe technique composée d'une soixantaine de personnes ne se laisse pas décourager par la neige qui commence à tomber. « Ça aurait été problématique s'il avait fait beau ce matin, explique un technicien en charge de la lumière. Avec un ciel comme celui-là, nous n'avons pas trop de boulot. Et puis les caméras ont évolué, on peut faire énormément de choses en post-production ».
Ce mardi, le tournage se poursuivra, pour la dernière journée à Avallon. L'équipe prendra ensuite la route de Bazoches pour y installer ses caméras jusqu'en fin de semaine prochaine. « On peut dire qu'on a déjà tourné une grosse moitié. Tout s'est très bien passé. Nous avons une équipe stable et fidèle à la région et au réalisateur. C'est un peu comme une histoire qui dure depuis vingt ans, confie Laurent Rigault, directeur de production de France télévision. Le film devrait être prêt pour le mois de juin, mais pour le découvrir, il faudra attendre l'automne…

Maëlle Hamma



Publié le 14/02/2018


Tournage
Figurants, silhouettes, petits rôles, ces Avallonnais qu'on verra dans Le Juge courage

Des Avallonnais racontent les coulisses



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Parmi les 317 figurants castés, on verra à l’écran Agnès Joreau, l’adjointe au maire d’Avallon, en charge de la culture.

Alors que le tournage du téléfilm Le Juge courage, de Philippe Niang, se poursuit dans le Morvan, des Avallonnais ont accepté de nous raconter leur expérience.

Conditions météo difficiles, une équipe très agréable et une logistique impressionnante. C'est ce qui ressort des témoignages de quelques-uns des Avallonnais ayant participé au début du tournage du téléfilm Le Juge courage, de Philippe Niang.
Depuis le 18 janvier, et jusqu'au vendredi, le tournage se déroule à Avallon et dans le Morvan. Plusieurs habitants du sud de l'Yonne participent à l'aventure (au total, ce sont vingt cachets de silhouettes et 317 en figuration). Parmi eux, Jean-Marie Barbaro, président du Bureau d'accueil des tournages de Bourgogne-Franche-Comté, basé à Avallon, qui aide les productions dans leur recherche de lieux, figurants et techniciens.

Chaleur humaine et rigueur de l'hiver

« J'ai joué un majordome. On était dans un château toute une journée, j'étais le seul figurant. J'avais toutes les stars avec moi, plaisante Jean-Marie Barbaro. Je connais bien Philippe Niang, il a tourné plusieurs fois dans la région. Il arrive à fédérer toute une équipe ! »
« C'est toujours passionnant d'assister à un tournage, poursuit-il. Sur ce téléfilm, j'ai tourné une journée. Pendant un peu plus d'une heure au total, mais j'étais présent de 6 h 30 à 19 heures. C'est beaucoup d'attente, mais je ne me suis pas du tout ennuyé ! »

« J'étais une des notables. Ça a été très fatiguant, car il y a beaucoup d'attente et les conditions météo étaient mauvaises. Il a plu, on avait froid. Et c'était des scènes (au cimetière ou devant la collégiale), où on ne pouvait pas s'asseoir. Mais l'équipe était vraiment très bien. Il y avait plus de chaleur humaine que dans les autres tournages que j'ai faits en tant que figurante. Ça compensait la rigueur de l'hiver. »

« Ça m'a beaucoup intéressée de voir comment se passait la mise en scène. Et j'ai beaucoup apprécié le réalisateur, Philippe Niang. Il s'est beaucoup occupé des figurants. J'ai observé beaucoup de délicatesse de sa part », témoigne Claire Martin-Lucy. 

« Un doux mélange de grande rigueur et de fête permanente »
 
« Il y avait beaucoup de gentillesse de la part de l'équipe, remarque aussi Patrice Colard. Et c'était impressionnant en terme de logistique. C'est très préparé. Et les relations étaient bonnes entre figurants. »
« C'est un doux mélange de grande rigueur et de fête permanente les tournages. On est conscient qu'on vit un truc particulier, vraiment chouette », décrit Mathieu Debray, qui avait déjà tourné avec Philippe Niang il y a neuf ans, comme figurant. Cette fois-ci, il avait un petit rôle, de bûcheron. « La scène se déroule à Pierre-Perthuis. L'équipe a trouvé un arbre arraché par la tempête, avec les racines à nue. Avec la crue marquée, le cadre était très sympa. On a tourné sous la pluie, mais je garde un très bon souvenir de cette journée. »
Carine Bordet était aussi sur le tournage des Amants de l'ombre il y a neuf ans. « C'est d'ailleurs là que j'ai rencontré mon compagnon. Moi qui étais Côte-d'Orienne, je suis devenue Icaunaise », confie-t-elle. Femme de théâtre, elle aussi aime jouer et « retrouver l'ambiance des tournages. Ça sort de l'ordinaire, de notre quotidien. C'est de l'extraordinaire. » Dans Le Juge courage, elle est mourante. C'est l'épouse d'un des gestionnaires des Vermiraux. « J'ai tourné une demi-journée. C'était impressionnant. J'étais en chemise de nuit et il y avait plein de monde dans ma chambre. En plus, c'est un film en costumes. Tu changes d'époque. L'équipe est contemporaine et le reste est plongé dans les années 1900. C'est un joyeux mélange ! »

Mélanie Marois









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Publié le 16/02/2018 à 06h01

Affaire des Vermiraux
Le tournage du téléfilm "le Juge courage" s’achève à Bazoches



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Depuis le 18 janvier, Philippe Niang est de retour dans l’Avallonnais pour réaliser son téléfilm le Juge courage, sur l’affaire des Vermiraux. Le tournage s’achève aujourd’hui, à Bazoches.
« Quand tu meurs, tes cheveux continuent de pousser. Donc si tu vois tes cheveux pousser, tu fais comme si de rien n’était ! », plaisante le comédien Bruno Debrandt, avec l’enfant qui s’apprête à jouer Gaston, l’un des enfants placés dans l’institution des Vermiraux, qui meurt dans sa cellule. Quelques minutes plus tard, l’acteur agréable et drôle retrouve son personnage de tyran, qui maltraite des gamins, M. Sandrin, le propriétaire des Vermiraux avec Mme Poliveau, jouée par Julie Ferrier.
 
Patience, rigueur  et plaisanteries

Le château Vauban, demeure de la famille de Sébastien Le Prestre de Vauban, au lieu-dit Vauban à Bazoches a été transformé cette semaine par l’équipe du tournage du téléfilm le Juge Courage, réalisé par Philippe Niang, pour ressembler à cette institution qui était située lieu-dit des Vermiraux à Quarré-les-Tombes, et dont les responsables ont été jugés en 1911 pour des faits de maltraitance.
Scènes à l’infirmerie, avec des enfants livides, mort de Gaston, visite de l’inspecteur Marois (François Guétary), constat du décès par le médecin (Jérôme Anger), scènes de révolte des enfants… : l’équipe aura passé sept jours au château de Vauban. Une quarantaine de figurants enfants étaient mobilisés chaque jour.
Les lieux ont été vidés et aménagés pour recevoir l’équipe du tournage et une pièce est devenue l’infirmerie. Hier matin, techniciens, comédiens et figurants s’y pressaient. Les scènes ont été répétées, filmées, refilmées, filmées encore. Entre deux prises, les comédiens discutaient avec les enfants, chantaient, plaisantaient. Avant de redevenir des ordures dès que les caméras tournaient. Une alternance entre silence, jeu, concentration, et discussions, agitation, ajustements des déplacements, blagues… Beaucoup de patience, et une logistique et une précision impressionnantes.


« Je suis plus que satisfait ! »

« On avait vingt et un jours pour tourner. C’est peu, mais avec cette super-équipe, on ne perd pas de temps. Je suis plus que satisfait ! On a toute la matière qu’il nous faut. C’est le cinquième film que je fais avec eux. C’est ma bande », commente Philippe Niang, qui souligne aussi l’accueil qui leur a été réservé, notamment à Avallon (Yonne) et encore cette semaine au château de Vauban à Bazoches.
Côté météo, les techniciens, les comédiens et les figurants ont souvent dû faire avec la pluie, et le froid, mais le réalisateur avait volontairement choisi cette période de l’année : « Vu le sujet, ça n’aurait pas fait sens avec la nature en fleurs. Mardi, il faisait beau, ça me dérangeait presque. »

Mélanie Marois
melanie.marois@centrefrance.com







logo_francebleu France Bleu Auxerre

Un téléfilm sur les Vermiraux en tournage à Avallon

jeudi 25 janvier 2018 à 19:10 Par Delphine Martin

Une équipe de France 3 est en plein tournage, en ce moment, dans le Morvan, pour « Le juge courage ». C'est un film de Philippe Niang avec notamment la comédienne Julie Ferrier, dont l'action se situe au début du XXe siècle.



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Avallon, France
C’était une grosse journée sur le tournage du « Juge courage ». Jeudi, au cimetière d’Avallon, une quarantaine de techniciens préparent le plateau, alors qu’une vingtaine de personnes s'occupent des costumes et du maquillage dans un autre site, aux abattoirs.  Des dizaines d’acteurs et de figurants arrivent, en costumes d’époque. Il y a aussi un corbillard du début du siècle avec son cheval. Pour cette scène d'enterrement, l'équipe enchaîne les prises sous une pluie fine et dans une ambiance décontractée. 

La révolte des Vermiraux : une histoire vraie

Le film raconte une histoire vraie : la révolte des enfants des Vermiraux, un centre de l’Assistance publique situé près de Quarré les Tombes. Au début du XXe siècle, les jeunes pensionnaires ont osé défier les adultes qui les battaient et leur infligeaient quotidiennement de mauvais traitements. Leur révolte a donné lieu à un procès, en 1911. Les responsables du centre avaient été condamnés. 

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Sur le tournage, dans les allées du cimetière d’Avallon, le climat de ce triste mois de janvier icaunais sert parfaitement cette sombre histoire : "Il y a une vraie lumière ! En fait, c’est parfait. On en rêvait, on l’a eu. Comme le film est un peu noir et qu’on raconte une histoire qui n’est pas très joyeuse, on est content d’avoir du ciel gris et cette ambiance-là",  assure Dominique Bouilleret, le chef opérateur. 

Un rôle à contre-emploi pour Julie Ferrier

Les techniciens préparent un long plan de grue. Les décorateurs installent de fausses pierres tombales pour cacher les sépultures trop modernes. On apporte une dernière touche aux costumes, un dernier coup de peinture sur le faux cercueil. 
Pendant ce temps-là, les acteurs se préparent en riant. Il y a notamment Julie Ferrier qui joue la directrice des Vermiraux : "c’est quand même un personnage, qui se faisait de l’argent et a essayé d’intégrer le cercle des notables de la région au détriment des enfants qu’elle garde dans son bagne. Elle dit qu’elle doit les redresser. En fait, il y a de la maltraitance. C’est un personnage qui est à la limite du diabolique ! " 



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Un contre-emploi exaltant pour la comédienne, plutôt habituée aux rôles comiques : "Oui, je ne suis pas là pour faire rire. Et c’est compliqué car j’en ai fait très peu, des personnages comme ça. Mais c’est bien, c’est un beau cadeau, de la part du réalisateur et des producteurs, car je ne suis pas attendue sur ce genre de rôles."

Un réalisateur qui aime le Morvan et les films en costumes

Parmi les acteurs, il y a aussi des figures bien connues des téléspectateurs, comme Jérôme Anger, qu'on a longtemps vu dans la série Julie Lescaut, Chick Ortega, ou encore Patrick Raynal, vu, entre autre, dans la série Un village Français. Le comédien joue le rôle du journaliste qui a fait éclater l’affaire. Il ne connaissait pas l'histoire des Vermiraux, mais le projet l'a immédiatement emballé. "Je savais que dans certaines institutions pour enfants, c’était un peu difficile, mais je ne connaissais pas cette histoire précisément. Ce qui est frappant, c’est qu’à cette époque, on ne portait pas grand intérêt aux enfants, sur les enfants pauvres qui étaient presque traités comme des animaux".

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Dans le rôle du sombre gérant des Vermiraux, c’est Bruno Debrandt, connu notamment pour son rôle dans la série télévisée Caïn, sur France 2. Interrogé sur le charme particulier des films d’époques, le comédien sourit : "On fait toujours un plus gros travail de rechercher pour des films comme ceux-là. Car il faut s’imprégner d’une époque, d’une situation, d’un climat. Mais tout est dans le costume : toute cette période de l’habillage, maquillage, coiffure avant de tourner, c’est comme en sas de décompression." 


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Philippe Niang, le réalisateur, aime aussi les films en costume. C’est d’ailleurs son 4e film historique. "J’aime bien les films en costume, car notre histoire de France, des templiers aux mousquetaires, est tellement riche et on ne l’exploite pas suffisamment. Alors que la BBC, par exemple, en fait ses choux gras, de toutes ses histoires, depuis Shakespeare". 

Une diffusion en septembre ou en octobre

C’est aussi son 3e film dans l’avallonnais. Le scénariste et réalisateur a grandi dans le Morvan, chez une nourrice près de Pierre Pertuis. "J’ai vécu ici de 2 ans à 20 ans", indique-t-il, "c’est aussi pour cette raison que j’ai été intéressé par le sujet des enfants des Vermiraux". Philippe Niang salue l’aide de la mairie d’Avallon, de la commune de Pierre Pertuis et du bureau d’accueil des tournages de Bourgogne Franche Comté. 
Le tournage va se poursuivre jusqu'au 6 février dans le Morvan. La diffusion sur France 3 est prévue pour l'automne, en septembre ou en octobre. Elle sera suivie d’un débat. 


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Delphine Martin, France Bleu Auxerre.




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LE POIDS DES MENSONGES


LPDM 1LPDM 2
LPDM 3LPDM 4







Tournage du téléfilm "Le poids des mensonges" un film de Serge Meynard







LA PROMESSE DU FEU


MIDI LIBRE 1MIDI LIBRE 2

Tournage des téléfilms "La promesse du feu" de Christian Faure





AU NOM DES FILS




Au nom des fils réalisé par Christian Faure






L'ENFANT DU SECRET




L'enfant du secret de Serge MEYNARD / Le Nouvel Observateur





OUI, MAIS...



Oui, mais... d'Yves Lavandier / Studio Magazine





GOMEZ & TAVARES



Gomez et Tavares de Gilles Paquet-Brenner / TéléStar





SAM



Sam d'Yves Boisset - TF1 / Télé 7jours






L'ENFANT DE L'AUBE



L'enfant de l'aube de Marc Angelo - TF1 / Nouvel Obs et Télé7jours







JOE POLLOX ET LES MAUVAIS ESPRITS



Joe Pollox et les mauvais esprits de Jérôme Foulon - F3 /TéléStar





CYRANO DE MENILMONTANT



Cyrano de Ménilmontant de Marc Angelo - TF1 /TéléStar






Mlle O



Melle O de Jérôme Foulon - F2/ Télérama + Télé7jours





MA MEILLEURE AMIE



Ma meilleure Amie d'Elisabeth Rappeneau - F2 / Télé7jours





MAINTENANT OU JAMAIS



Maintenant ou Jamais de Jérôme Foulon - TF1 / Télé 7jours





JOSEPH



Joseph de Marc Angelo- TF1 /TéléStar





LOUIS PAGE : LES GENS DU VOYAGE



Série Louis Page : Les gens du voyage de H. de Laugardière - F2 / Télé7jours





IL N'Y A PAS D'AMOUR SANS HISTOIRES



Il n'y a pas d'amour sans histoires de Jérôme Foulon - F2 / TéléStar + Télé7jours






ANTOINE



Antoine de Jérôme Foulon - F2 / Nouvel Obs + Télérama





DE PERE EN FILS



De père en fils de Jérôme Foulon - F3 / TéléStar + Télérama